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Samedi 10 octobre 202610 Oct

Création de site internet pour artisan : les démarches à ne pas oublie

Avant de choisir un design, un artisan doit vérifier son statut, ses mentions légales et ses obligations. Les démarches à ne pas sauter.

Camille MartinCamille MartinRédactrice 5 min de lecture
Création de site internet pour artisan : les démarches à ne pas oublie
Photo Revendo / Unsplash
Dans cet article5 parties
  1. Avant de créer un site internet, vérifiez votre statut
  2. Création site internet artisan : les informations légales obligatoires
  3. Quelles démarches administratives accompagnent le lancement en ligne
  4. Un bon professionnel pour vous accompagner dans ce projet
  5. Ce qu’il ne faut jamais négliger côté mentions légales

Vous avez reçu un devis d’un créateur de site qui propose un portfolio clé en main pour 300 €, livré en trois jours ? Avant de signer, posez-vous une question plus basique : votre activité est-elle déclarée, et sous quel statut ? Un site vitrine qui affiche un numéro de SIRET inexistant, ou aucune mention légale, ça se voit tout de suite, et ça coûte une amende bien plus salée que l’économie faite sur la création.

C’est là que la réflexion doit commencer, pas sur le choix d’une couleur de template. D’ailleurs, un article récent détaille très bien ce qui compte avant le design du site : le fond avant la forme, toujours.

Avant de créer un site internet, vérifiez votre statut

Un site internet, ce n’est pas juste une vitrine. C’est une déclaration publique de votre activité, visible par n’importe qui, y compris par les services de contrôle. Si vous êtes auto-entrepreneur, artisan inscrit au Répertoire des métiers, ou gérant d’une SARL, chaque statut impose ses propres mentions sur le site.

Un électricien auto-entrepreneur doit afficher son numéro SIRET et préciser qu’il n’est pas assujetti à la TVA, s’il bénéficie de la franchise en base. Un artisan immatriculé au Répertoire des métiers doit, lui, indiquer sa qualification professionnelle. Deux statuts, deux obligations différentes. On ne copie pas le site du voisin sans vérifier que son statut correspond au vôtre.

L’erreur classique : lancer le site avant même d’avoir reçu son numéro SIRET définitif. On pense gagner du temps, on perd surtout en crédibilité, et parfois en conformité, le temps que l’immatriculation se régularise.

Création site internet artisan : les informations légales obligatoires

La loi pour la confiance dans l’économie numérique, dite LCEN, de 2004, impose un socle de mentions légales à tout site professionnel. Pas une option, une obligation, vérifiable par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes.

Doivent apparaître : le nom et l’adresse de l’entreprise, le numéro SIRET, le statut juridique, le capital social s’il y en a un, et les coordonnées de l’hébergeur du site. Si vous vendez en ligne, même un simple devis en ligne, les conditions générales de vente s’ajoutent à la liste.

Un détail que l’on oublie souvent : l’adresse email de contact doit être une adresse réelle, surveillée. Afficher une adresse générique jamais consultée, c’est l’équivalent d’un numéro de téléphone qui sonne dans le vide. Le client qui ne reçoit pas de réponse en 48 heures part voir ailleurs.

Création site internet artisan : une recherche en hausse

170 recherches / mois

C’est le volume mensuel observé pour la requête « creation site internet artisan ». Un signe simple : de plus en plus d’artisans cherchent à se lancer en ligne, et beaucoup se posent les mêmes questions administratives avant même de penser au design.

Quelles démarches administratives accompagnent le lancement en ligne

Ouvrir un site ne se limite pas à cocher des cases légales. Il faut aussi anticiper deux formalités souvent négligées.

D’abord, la déclaration à la CNIL si vous collectez des données personnelles via un formulaire de contact ou une prise de rendez-vous en ligne. Depuis l’entrée en vigueur du RGPD en mai 2018, cette collecte doit être expliquée au visiteur, avec une case de consentement explicite, et non pré-cochée.

Ensuite, si votre activité nécessite une assurance professionnelle, l’afficher sur le site rassure autant qu’elle protège. Un plombier qui mentionne son assurance décennale sur sa page d’accueil désamorce une question que le client n’osait pas poser.

Vous avez reçu un courrier de votre chambre de métiers vous rappelant vos obligations ? Lisez-le avant de lancer le site, pas après. Certaines exigences locales, selon la région, ajoutent des précisions spécifiques à votre secteur.

Artisan vérifiant ses documents administratifs sur un bureau avant de lancer son site internet

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Un bon professionnel pour vous accompagner dans ce projet

Faire son site seul, avec un outil en ligne, reste possible pour un budget serré. Mais dès que le projet touche à la facturation, à la prise de rendez-vous ou à la vente, l’avis d’un professionnel du web devient utile, voire nécessaire pour éviter les erreurs de conformité.

Choisir ce professionnel ressemble à choisir un artisan pour vos travaux : on regarde les références, on compare plusieurs devis, on vérifie que les engagements sont écrits noir sur blanc. Notre article sur comment choisir un bon professionnel pour vos travaux donne des repères qui s’appliquent tout autant à un créateur de site qu’à un maçon.

Je ne signerais jamais un contrat de création de site sans une clause claire sur la propriété du contenu une fois le site livré. Trop d’artisans découvrent, des années après, qu’ils ne peuvent pas récupérer leurs propres textes ou photos sans repayer leur prestataire.

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Ce qu’il ne faut jamais négliger côté mentions légales

Dernier point, et pas le moindre : la mise à jour. Un changement d’adresse, de statut juridique, ou de numéro de TVA doit être reporté sur le site dans la foulée. Une mention légale obsolète n’est pas un détail, c’est une information fausse, publiée sciemment.

Si vous avez un doute sur une mention à inclure, mieux vaut demander à votre chambre de métiers ou à votre centre de formalités des entreprises avant publication, plutôt que de deviner. Une erreur sur ce point coûte bien plus cher qu’un template mal choisi.

Avant de penser aux couleurs, aux photos et à la mise en page, vérifiez donc que votre statut, vos mentions et vos obligations administratives tiennent la route. Le reste, un bon prestataire saura s’en occuper.

Faut-il un SIRET avant de créer son site internet d’artisan ?

Oui, dans l’idéal. Le numéro SIRET doit figurer dans les mentions légales dès la mise en ligne. Mieux vaut attendre sa réception plutôt que de publier un site incomplet.

Les mentions légales sont-elles vraiment obligatoires pour un petit artisan ?

Oui, sans exception de taille. La LCEN de 2004 s’applique à tout site professionnel, qu’il appartienne à une grande entreprise ou à un artisan seul.

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Rédactrice · culture, société, actualités

Camille couvre l'actualité culturelle et sociale avec une approche critique. Elle vérifie ses sources en croisant plusieurs médias et en s'assurant de l'exactitude des informations avant publication.

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